Critique : F.E.L.I.N.E. d’Arnauld Pontier

F.E.L.I.N.E.
Arnauld Pontier
Rivière Blanche

Arnauld Ponthier est un auteur un peu atypique dans le milieu de la SF. Il a en effet écrit aussi des romans de littérature générale. Autant dire que l’on s’attendrait pas à ce qu’il écrive des romans extrêmement pulp comme celui ci.

Lina est une transhumaine, l’une des 8 F.E.L.I.N.E. chargé par Central d’abattre les ennemis de l’humanité. Bardée d’augmentation cybernétique et biologique elle peut surtout compter sur la Phase, ce pouvoir qui lui permet de passer en super vitesse. Confrontée aux Déviants censés être les ennemis de Central, ceux ci lui font une proposition qu’elle ne peut refuser. Devenu agent double, elle se trouve confrontée à la mystérieuse société secrète fanatique Arach qui semble vouloir dominer l’humanité. Elle devra mener une dangereuse mission d’infiltration pour parvenir à décapiter la tête de l’organisation.

Lina nous fait beaucoup penser à Cybione le personnage d’Ayerdahl. Mais les inspirations d’Arnauld Pontier ne semblent pas toutes littéraires. On retrouve la sensualité et l’univers cosmopolite qui faisait le charme de Cobra, le manga de Buichi Terasawa, mais également la violence décalée des bandes dessinées britanniques de 2000AD sans oublier les femmes fatales badass de Metal Hurlant.

Autrement dit un cocktail éminemment recommandable qui montre que l’échange entre les média peut totalement renouveler l’écriture pulp.

D’ailleurs le pulp puise ici beaucoup à l’actualité et sous couvert d’aventures débridées, nous avons un sous texte politique qui montre que l’auteur se préoccupe bien de son époque.

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One thought on "Critique : F.E.L.I.N.E. d’Arnauld Pontier"

  1. Merci de cette particulièrement clairvoyante critique ! 🙂

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